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Caddy : le serveur web qui te fait aimer l’HTTPS

Caddy : le serveur web qui te fait aimer l’HTTPS

par Dany
📖 3 minutes de lecture (592 mots)

Il y a ce moment que beaucoup de gens connaissent : l’envie soudaine de créer un site web from scratch. Pas forcément un projet d’entreprise, juste ton espace à toi. Tu lances une VM, tu installes une distro Linux, et là arrive la question fatidique : quel serveur web ?

Pendant longtemps, les réponses classiques ont été Apache ou Nginx. Deux excellents outils, puissants, robustes, éprouvés… mais qui demandent souvent de mettre les mains dans le cambouis dès que tu veux sortir du simple “Hello World”. Reverse proxy, certificats SSL, redirections… ce n’est pas insurmontable, mais ça peut vite devenir une petite aventure administrative.

Et puis il y a la découverte de Caddy.


Léger, simple, et HTTPS par défaut

Caddy part d’un principe presque provocateur :
le HTTPS devrait être automatique, pas une corvée.

Pour un blog ou un site perso, tu veux souvent trois choses :

  • quelque chose de léger

  • une configuration simple

  • des certificats SSL gérés automatiquement via Let’s Encrypt

Avec Caddy, tu installes, tu pointes ton nom de domaine vers l’IP de ton serveur… et la magie opère presque toute seule. Pas besoin de générer des certificats à la main, pas besoin de scripts externes. Le serveur s’en charge.

Un exemple de configuration pour un site statique :

danux.be, www.danux.be {
        root * /var/www/
}

Et voilà.
Pas de blocs interminables, pas de directives obscures. Tu indiques le domaine, le dossier racine… et ton site est servi en HTTPS avec certificat Let’s Encrypt automatiquement. Pour quelqu’un qui a connu la gymnastique Apache/Nginx + Certbot, ça ressemble presque à de la triche.


Reverse proxy sans migraine

Là où beaucoup lèvent les yeux au ciel avec d’autres serveurs web, c’est le reverse proxy.
Avec Caddy, ça devient une formalité.

Prenons un cas courant : tu as une application web (par exemple Roundcube) qui tourne dans un conteneur Docker sur un port local. Tu veux l’exposer proprement via un sous-domaine, sans qu’elle soit indexée par Google.

roundcube.danux.be {
        header X-Robots-Tag "noindex, nofollow, noarchive"
        reverse_proxy 127.0.0.1:3020
}

Lis la configuration à voix haute et tu comprends ce qu’elle fait.
C’est probablement le plus beau compliment qu’on puisse faire à un serveur web.


Documentation pensée pour les humains

Un autre point qui frappe rapidement : la documentation.
Claire, bien structurée, orientée exemples, elle ne suppose pas que tu es administrateur système depuis 15 ans. Que tu sois débutant ou déjà à l’aise avec Docker, DNS et certificats, tu trouves vite ce que tu cherches.

Caddy ne cherche pas à remplacer Apache ou Nginx sur tous les terrains. Il ne prétend pas être l’outil universel. Mais pour :

  • un blog personnel

  • un site vitrine

  • un lab perso

  • des applications web auto-hébergées

… il coche un nombre impressionnant de cases avec une simplicité presque suspecte.


Le petit luxe moderne

Ce qui rend Caddy agréable, ce n’est pas seulement la technique.
C’est le sentiment de réduire la friction entre l’idée et sa mise en ligne. Tu veux publier un site ? Tu publies. Tu veux exposer une app ? Tu ajoutes trois lignes. Tu veux du HTTPS ? Il est déjà là.

Dans un monde où l’auto-hébergement peut vite devenir une accumulation de tutos et de fichiers .conf, Caddy ressemble à un raccourci intelligent : moins de configuration, plus de création. Et pour un blog personnel ou un projet comme danux.be, c’est exactement ce qu’on attend d’un serveur web moderne.