Aller au contenu
danux.be
La voix des peons de Warcraft III pour le notifications Claude Code

La voix des peons de Warcraft III pour le notifications Claude Code

par Dany
📖 4 minutes de lecture (643 mots)

Claude Code, la guerre froide de l’IA… et des notifications façon Warcraft III

Claude Code, c’est le bébé de Anthropic.
Un IDE directement dans le terminal, boosté à l’IA, capable de générer du code, structurer une app et presque bosser à votre place. Oui, on en est là.

Je dois l’avouer : ça fait un moment que j’utilise ChatGPT à toutes les sauces. Pour le boulot, pour automatiser des tâches, pour bidouiller des scripts, pour organiser des projets perso… On est clairement entrés dans une époque où il devient difficile de passer à côté de ces outils. Ils sont partout. Et surtout, ils deviennent indispensables.

Dernièrement, j’ai donc testé Claude Code, notamment pour développer certaines briques de ce blog. Et honnêtement, c’est bluffant. L’intégration dans le terminal donne un côté très “dev puriste”, sans interface lourde, sans distraction. On tape, ça réfléchit, ça propose, ça corrige. C’est propre.


Guerre froide version IA

La version 4.6 de Claude Opus est sortie il y a une semaine. À peine l’annonce faite que OpenAI a dégainé ChatGPT 5.3 Codex dans la foulée. Timing chirurgical. Le ton est donné.

On est clairement dans une guerre froide technologique.
Annonce → riposte immédiate → contre-attaque.

Quelques heures plus tard, Anthropic ferme l’accès de son API à OpenAI, accusant ce dernier d’avoir utilisé Claude Code pour améliorer ChatGPT. Ambiance. On passe d’une compétition technique à une vraie bataille stratégique.

Pendant ce temps, OpenAI traverse une période financièrement compliquée. Pionnier du secteur, oui, mais l’écart semble se creuser avec son principal concurrent. Résultat : il faut trouver de nouveaux leviers. La solution envisagée ? Des publicités dans l’offre gratuite.

En soi, ce n’est pas choquant. Si ça reste discret, pourquoi pas. Mais ce qui interroge davantage, c’est la gestion des données. On sait déjà que les requêtes issues de la version gratuite peuvent être exploitées à des fins d’amélioration. La frontière entre amélioration produit et monétisation devient floue.


Le pied de nez d’Anthropic

Et c’est là que l’histoire devient intéressante.
Anthropic décide d’ouvrir ses outils professionnels à tous ses utilisateurs… sans publicité.

Un petit pied de nez bien placé. Une manière de dire : “On peut faire autrement.”

Dans cette bataille, chaque décision envoie un signal. Gratuit avec pub d’un côté, accès élargi sans pub de l’autre. Deux visions. Deux stratégies. Et au milieu, les utilisateurs.


Des péons de Warcraft III pour notifier Claude Code

Mais revenons à quelque chose de plus fun.

Un utilisateur a développé une petite application qui permet de notifier quand Claude Code commence son travail, termine une tâche ou a besoin de vous… avec les voix des péons dans Warcraft III.

Oui, les fameux :

“Bien, mon seigneur.”

“Encore du travail ?!”

Si vous avez passé des nuits sur Warcraft III, vous voyez exactement de quoi je parle.

Concrètement, l’application se branche sur les événements de Claude Code et déclenche des sons personnalisés. Résultat : votre terminal devient presque une base orc en pleine production.

C’est gadget ? Totalement.
Est-ce que c’est génial ? Absolument.

Ça ajoute une touche humaine, presque nostalgique, à un environnement ultra-technique. Et ça montre aussi à quel point ces nouveaux outils sont déjà intégrés dans le quotidien des développeurs : on commence à les personnaliser comme on personnalisait son IDE ou son bureau Linux.


Disponible sur GitHub

Tout ça se passe sur GitHub, évidemment.
Installation simple, quelques commandes, et ça fonctionne.

Ce genre de projet illustre parfaitement l’époque :

  • des IA capables de coder des applications complètes

  • des rivalités industrielles dignes d’un thriller

  • et au milieu, des développeurs qui ajoutent des sons de péons pour rendre le tout plus fun

L’histoire de l’IA ne fait que commencer. Mais une chose est sûre : elle ne sera ni neutre, ni ennuyeuse.