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PS5 Pro et nouvel upscaler, Sony corrige le tir en cours de génération

PS5 Pro et nouvel upscaler, Sony corrige le tir en cours de génération

par Dany
📖 4 minutes de lecture (696 mots)

Quand Sony a officialisé la PS5 Pro en 2024, le message était clair, plus de puissance, du ray tracing amélioré, et une promesse, celle d’un rendu plus net et plus stable grâce à son propre système d’upscaling, le PlayStation Spectral Super Resolution, ou PSSR. Sur le papier, la machine devait offrir ce que beaucoup attendaient déjà au lancement de la PS5 en 2020, du 4K plus propre, des performances solides, et moins de compromis entre qualité visuelle et fluidité. Mais comme souvent avec les technologies d’upscaling, tout se joue dans les détails. Et d’après les premières analyses relayées par Gizmodo, Sony pourrait être en train d’améliorer significativement son PSSR, au point de transformer la PS5 Pro en console “aboutie” qu’elle aurait peut-être dû être dès le départ.

Pour situer le contexte, le PSSR est la réponse de Sony au DLSS de Nvidia et au FSR d’AMD. Il s’agit d’un système d’upscaling basé sur l’apprentissage automatique, intégré directement dans le hardware de la PS5 Pro. L’idée est simple, rendre une image en résolution inférieure, puis la reconstruire en 4K avec un maximum de détails et un minimum d’artefacts. Sur le lancement de la PS5 Pro, certains jeux compatibles affichaient déjà un gain appréciable en netteté, mais aussi des défauts visibles, scintillements, instabilité sur les éléments fins, reconstruction imparfaite des textures complexes. Rien de catastrophique, mais suffisamment pour rappeler que l’upscaling reste un compromis technologique.

Selon Gizmodo, Sony travaillerait désormais sur une version améliorée de son upscaler, avec une meilleure gestion des détails fins et des mouvements rapides. Si ces optimisations se confirment, cela pourrait corriger une partie des critiques formulées au lancement. Et c’est là que le sujet devient intéressant. La PS5 Pro n’est pas une nouvelle génération, c’est une console mid gen, un modèle premium destiné à sublimer les jeux existants. Son intérêt dépend donc presque entièrement de la qualité de son upscaling et de sa capacité à offrir une image plus propre sans sacrifier la performance. Si le PSSR atteint réellement un niveau comparable aux meilleures implémentations du DLSS sur PC, la machine pourrait enfin justifier pleinement son positionnement.

Ce mouvement montre aussi à quel point les consoles se rapprochent du monde PC. Pendant longtemps, une console sortait avec un hardware figé et vivait sa vie sans évolution majeure côté rendu. Aujourd’hui, l’intelligence logicielle devient presque plus importante que la puissance brute. L’upscaling est devenu l’outil central pour atteindre la 4K et au delà sans exploser les coûts énergétiques et thermiques. La PS5 Pro illustre parfaitement cette tendance, la promesse n’est plus seulement plus de teraflops, mais une meilleure reconstruction de l’image grâce à l’IA embarquée. On se retrouve dans une logique très proche des cartes graphiques modernes, où le logiciel compense les limites physiques du silicium.

Il y a aussi un message plus large derrière cette évolution. Sony semble accepter que la PS5 standard, au lancement, a dû composer avec des compromis, notamment sur la stabilité du 60 images par seconde en haute résolution avec ray tracing activé. La PS5 Pro et son PSSR amélioré apparaissent comme une réponse tardive, mais cohérente, à ces limites. Ce n’est pas un aveu d’échec, c’est plutôt l’illustration d’un marché où les générations ne sont plus des blocs monolithiques de sept ans, mais des plateformes évolutives. Et pour les joueurs avertis, ceux qui scrutent les comparatifs Digital Foundry image par image, ce genre d’amélioration logicielle peut faire toute la différence entre un simple boost technique et une vraie montée en gamme.

Reste à voir comment les studios exploiteront cette version optimisée du PSSR. Un upscaler ne fait pas tout, encore faut il que les développeurs l’intègrent correctement et ajustent leurs pipelines graphiques en conséquence. Si Sony réussit à stabiliser son approche et à proposer une reconstruction d’image plus fine, la PS5 Pro pourrait effectivement devenir la version la plus aboutie de la génération actuelle. Pas une révolution, pas un saut générationnel, mais une machine plus cohérente avec les attentes modernes, où la finesse d’image et la fluidité comptent autant que la puissance brute. Dans un monde où la 4K native devient presque un luxe technique, l’intelligence logicielle pourrait bien être le vrai moteur de cette fin de génération.