Un début classique… qui cache une autre réalité
Valorborn commence comme beaucoup de RPG : un voyage, une attaque de pirates, un coup sur la tête… et un réveil dans une clairière inconnue entouré de gardes qui n’ont qu’une envie, vous asservir en tant qu’exclave. Rien de particulièrement original sur le papier, mais suffisamment efficace pour poser le décor… un classique quoi. Le jeu ne cherche pas à te séduire avec une narration spectaculaire dès les premières minutes, sauf si tu aimes discuter avec la pleb, tu peux trés bien faire le tour des PNJ et taper la discute. Valorborn, il va très vite te faire comprendre que l’histoire n’est qu’un prétexte. Ce qui compte ici, ce n’est pas ce qu’on te raconte, mais ce que tu vas vivre.
La rencontre avec Jon, le premier compagnon du jeu, agit comme un faux point de repère. On pourrait s’attendre à un guide, à une progression encadrée, à une montée en puissance progressive. Mais non. Le jeu te lâche presque immédiatement dans un environnement hostile avec une consigne implicite : débrouille-toi. Et c’est là que l’expérience commence vraiment.
Un tutoriel présent… mais qui rate sa mission
Il faut le dire clairement : Valorborn propose bien un tutoriel, mais il ne fait pas le travail attendu. Les bases sont là, mais les mécaniques essentielles restent floues, voire totalement invisibles. Certaines actions cruciales, comme l’assassinat furtif via une interaction contextuelle spécifique, ne sont jamais réellement mises en avant. Résultat, tu passes par une phase de confusion où tu testes des choses, tu échoues, tu recommences, sans toujours comprendre pourquoi.
Ce n’est pas une difficulté “juste”. Ce n’est pas un apprentissage progressif. C’est un flou volontaire ou maladroit, difficile à trancher. Et c’est probablement l’un des premiers murs que beaucoup de joueurs vont se prendre. Le jeu ne t’accompagne pas, il t’observe galérer. Et soit tu accroches, soit tu décroches.
Un gameplay hybride qui impose son identité
Très rapidement, Valorborn révèle ce qu’il est réellement : un mélange assez unique entre RPG, jeu de survie, gestion et stratégie. Le déplacement en point & click donne immédiatement une sensation différente. On n’est pas dans une expérience d’action pure, mais dans quelque chose de plus posé, plus réfléchi. Chaque mouvement compte, chaque positionnement peut faire la différence, surtout dans les phases d’infiltration.

La furtivité n’est pas une option, c’est une nécessité. Dès le début, le jeu impose un rythme où observer, patienter et choisir le bon moment devient essentiel. Et c’est là que le système d’interactions contextuelles prend tout son sens. Attaquer frontalement n’est pas toujours viable, alors que contourner, se placer dans l’ombre et utiliser la bonne action peut complètement changer l’issue d’une situation. Le problème, encore une fois, c’est que le jeu ne prend pas le temps de te l’expliquer correctement.
Mais une fois que tu comprends, quelque chose se met en place. Une logique. Une cohérence. Et c’est là que Valorborn commence à montrer son potentiel.
Une montée en tension maîtrisée
Après l’évasion du camp, le jeu change brutalement d’ambiance. Direction une caverne sombre, remplie d’ossements humains, où des créatures rampantes viennent te chercher lentement. Ce n’est pas un simple changement de décor. C’est un changement de ton. Là où le camp imposait discrétion et observation, la caverne introduit une forme de tension plus directe, plus oppressante.

Valorborn joue avec les rythmes sans prévenir. Il te sort de ta zone de confort, te force à t’adapter, et ne te laisse jamais vraiment respirer. Cette capacité à alterner les ambiances est clairement un point fort. Le jeu n’est pas figé, il évolue, et il te pousse constamment à revoir ta manière de jouer.
De survivant à gestionnaire : le vrai cœur du jeu
C’est probablement l’élément le plus marquant de cette preview. Une fois sorti de la caverne, le jeu introduit la construction d’un camp. Et avec elle, une mécanique clé : l’assignation de tâches aux autres personnages. Ce moment change complètement la perspective.
Tu n’es plus seulement en train de survivre. Tu es en train d’organiser. De planifier. De gérer. Et ce basculement arrive très tôt dans l’expérience, presque sans prévenir. Là où beaucoup de RPG gardent ce type de mécanique pour plus tard, Valorborn te plonge dedans rapidement.

La boucle de gameplay devient alors plus claire : explorer, récolter, crafter, construire, optimiser. Mais derrière cette simplicité apparente se cache une vraie profondeur. Chaque décision a un impact. Chaque ressource compte. Et surtout, tu dois penser à ton groupe, pas seulement à toi.
On commence alors à ressentir une influence très nette de jeux comme Kenshi ou certains jeux de gestion émergente. Et c’est probablement là que Valorborn devient vraiment intéressant.
Une ergonomie qui vient tout gâcher
Et pourtant… tout n’est pas rose. L’un des plus gros problèmes du jeu, c’est son ergonomie. Le clavier QWERTY imposé sans possibilité de rebind est un frein énorme pour les joueurs en AZERTY. Ce genre de détail peut sembler anodin, mais dans un jeu qui repose autant sur la précision, la discrétion et la compréhension des mécaniques, ça devient rapidement un problème majeur.
Ok, c’est une preview et le jeu est voué à s’améliorer grâce aux retours de sa communauté. Mais tout de même, c’est un point qui se règle dès le départ.
Ajoute à ça un tutoriel flou, des interactions peu intuitives, et tu obtiens une prise en main difficile, parfois frustrante, qui peut clairement décourager.
Des bugs qui cassent l’expérience
Le deuxième gros point noir, ce sont les bugs. Et pas des petits bugs visuels qu’on peut ignorer. Non, ici on parle de problèmes de sauvegarde capables de casser complètement la progression. Se retrouver au début du jeu avec des dialogues déjà passés et une progression bloquée, c’est le genre de situation qui peut faire abandonner immédiatement.
Dans une preview, on peut comprendre. Mais ça reste difficile à accepter, surtout quand le jeu demande déjà beaucoup d’efforts pour être appréhendé.
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